Le vitrail de l’Entre-deux-guerres à nos jours

par Véronique David, ingénieur d’études honoraire

Matha (Charente-Maritime), église Sainte-Hérie, verrière de Gérard Lardeur, 2000-2001. © Jean-Michel David.

Le vitrail connaît aux XXe et XXIe siècles une histoire riche et diversifiée, digne des périodes les plus brillantes de cet art. À la fin du XIXe siècle, le vitrail était, pour l’essentiel, devenu un art sans vie, vendu sur catalogue et totalement en marge des grands mouvements artistiques contemporains. Dans l’Entre-deux-guerres, il s’ouvre progressivement à la modernité grâce à un ensemble de circonstances favorables comme le mouvement de renouveau de l’art sacré, l’abondance des commandes suscitées par la Reconstruction ou les nouvelles ouvertures définies par l’emploi du béton armé dans l’architecture… Aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, la fameuse déclaration du père Couturier « il vaut mieux parier pour le génie sans la foi que pour un croyant sans talent » légitime l’ouverture de l’art sacré aux artistes d’avant-garde, quelles que soient leurs convictions personnelles ou religieuses. Artistes et peintres verriers s’emparent alors de cet art en le remettant en question dans ses aspects techniques, iconographiques ou stylistiques. Ces nouvelles interprétations, soutenues par une vraie politique culturelle de l’État, sont à l’origine des métamorphoses contemporaines du vitrail tant dans l’espace religieux que civil.

Corpus Vitrearum
Corpus Vitrearum

OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Corpus Vitrearum (8 février 2022). Le vitrail de l’Entre-deux-guerres à nos jours. Corpus vitrearum – France. Consulté le 12 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/nfus


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