De l’église au musée. Origine des collections de vitraux en France et à l’étranger

par Élisabeth Pillet, conservateur en chef du patrimoine au Centre André Chastel

Sixième conférence du cycle Le vitrail. Invitation au voyage donnée au Centre André Chastel, Galerie Colbert (INHA), 2 rue Vivienne, 75002 Paris, salle Ingres (2e étage), le 26 mars 2025, de 18h à 20h.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, les collections de vitraux anciens étaient principalement aux mains de vitriers ou de fabriques qui s’étaient ainsi constitués des stocks de verres pour les réparations. Avec la Révolution, se développa un véritable commerce. Les acquéreurs des églises fermées au culte cherchèrent en effet à tirer profit des vitraux qu’ils y trouvaient, en les vendant, souvent à des étrangers qui se sont intéressés à la peinture sur verre plus tôt que les Français. Alexandre Lenoir, tout en ayant contribué à la sauvegarde d’une partie de ce patrimoine dans son musée des Monuments français, fut également l’un des premiers collectionneurs dans ce domaine et participa à ce commerce d’art.
Les restaurations de vitraux anciens entreprises au XIXe siècle contribuèrent à la création de collections de fragments par les peintres verriers. On peut s’interroger sur les motifs qui poussèrent des artistes à remplacer des pièces originales par des copies : impossibilité de restaurer, volonté d’harmonisation avec des pièces nouvelles, ou bien tentation de collectionneur ? Il est certain, en tout cas, que la déontologie des restaurations est restée longtemps très insuffisante en ce domaine et que les peintres verriers eurent du mal à sensibiliser l’administration à la question de la préservation et du devenir des fragments de vitraux remplacés lors des interventions.

Anonyme, Projet d’exposition de vitraux au musée Carnavalet, s. d., collection particulière.

Image d’illustration : Charles Marie Bouton, La folie de Charles VI ou Vue de la salle du XIVe siècle au musée des Monuments français, détail, 1817, Bourg-en-Bresse, musée de Brou.



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Elisabeth Pillet
Elisabeth Pillet

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Elisabeth Pillet (18 mars 2025). De l’église au musée. Origine des collections de vitraux en France et à l’étranger. Corpus vitrearum – France. Consulté le 14 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/13ida


Une réflexion sur « De l’église au musée. Origine des collections de vitraux en France et à l’étranger »

  1. Lors des déposes de verrières durant la deuxième guerre mondiale, une partie de ces vitraux non pas été reposés. J’ai moi-même été surpris de trouver chez des particuliers, ces panneaux de vitrail religieux du 19 ème siècle,
    Les propriétaires ne sachant pas leurs provenances exactes ?

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