par Michel Hérold,conservateur général honoraire du patrimoine, président du Comité français du Corpus vitrearum
Les chercheurs spécialistes du vitrail, lecteurs assidus des archives retraçant l’histoire des édifices qu’ils étudient, relèvent fréquemment la mention de « grands vents » ou d’orages de grêle dommageables aux vitraux et souvent aussi à l’origine de leur disparition1.
Comme ce fut le cas à la cathédrale de Clermont-Ferrand où plusieurs verrières furent détruites et d’autres endommagées par l’orage de grêle du 23 juillet 1835 ; voir Jean-François Luneau, « Restaurer au XIXe siècle : le cas des vitraux de l’église Notre-Dame du Port », Restaurer au XIXe siècle, édité par Bruno Phalip et al., Presses universitaires Blaise-Pascal, 2022, https://doi.org/10.4000/13i4z [↩]
Histoire de la restitution d’un vitrail du XVe siècle passé dans le commerce d’art à son édifice d’origine
par Michel Hérold,conservateur général du patrimoine, président du Comité français du Corpus vitrearum
La veille exercée sur le marché de l’art par les chercheurs spécialistes du vitrail au Centre André Chastel a depuis des années prouvé son utilité. Au mois de septembre 2014, consultant le site du marchand d’art londonien Sam Fogg (fig. 1), j’ai eu la surprise d’y reconnaître un panneau de forme quadrilobée représentant le martyre de saint Sébastien (H. 54,5 cm – L. 56 cm), extrêmement proche de celui que j’avais inventorié dans le cadre de ma thèse soutenue en 1983, publié aussitôt dans le catalogue de l’exposition Le vitrail en Lorraine du XIIe au XXe siècle1 , puis en 1994 dans le volume V du Recensement des vitraux anciens de la France2.
par Michel Hérold,conservateur général du patrimoine, président du Comité français du Corpus vitrearum
Les historiens du vitrail savent bien toute l’importance des innovations techniques comme acteurs d’expressions nouvelles. À défaut d’entrainer des mutations en profondeur, les nombreuses expérimentations liées aux progrès scientifiques du XIXe siècle sont d’un grand intérêt, surtout passées entre les mains d’artistes de premier plan.