Circulation des peintres verriers et des modèles dans la première moitié du XIIIe siècle
par Karine Boulanger, ingénieur de recherche au Centre André Chastel
Huitième conférence du cycle Le vitrail. Invitation au voyagedonnée au Centre André Chastel, Galerie Colbert (INHA), 2 rue Vivienne, 75002 Paris, salle Ingres (2e étage), le 21 mai 2025, de 18h à 20h. Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Les vitraux romans de la cathédrale de Chartres appartiennent à la façade occidentale de l’église1. Célèbre en raison de son Arbre de Jessé, ce triplet présente également un cycle très développé de l’Enfance du Christ, clôt par une Entrée à Jérusalem, ainsi qu’une lancette dédiée à la Passion, s’ouvrant par la Transfiguration. Ces trois verrières surmontent le Portail royal, avec qui elles forment un ensemble homogène tant chronologiquement que par l’iconographie, une sorte de folio qu’il faut lire recto-verso.
Cette communication résume certains aspects d’une thèse d’École des chartes intitulée De Jessé aux pèlerins d’Emmaüs, de l’Incarnation à la Réincarnation : le programme iconographique des vitraux romans de la cathédrale de Chartres, soutenue le 31 mai 2024. [↩]
par Karine Boulanger, ingénieur de recherche au Centre André Chastel
Texte du poster présenté au XXXIe colloque international du Corpus vitrearum, 15-19 juillet 2024, Erfurt (Allemagne), Sichtbarkeit-Formen des Sehens und Strategien der Sichtbarmachung-Manières de voir et stratégies de visualisation.
La dépose des verrières de la chapelle de la Vierge de la cathédrale du Mans (Sarthe) pour leur restauration a montré le recours à une technique rare, celle que Théophile appelle, dans sa Schedula diversarum artium (chapitre XXVIII), «la pose de gemmes sur le verre peint». Il s’agit de coller à la grisaille de petites pièces de verre pour figurer des éléments précieux ou des détails si petits qu’ils auraient été noyés dans le réseau de plombs.